Dragon Ball : Pourquoi la saga aurait dû prendre fin il y a plus de 30 ans et mon refus de l’exploitation prolongée de Sangoku
Dragon Ball a marqué des générations entières avec son énergie débordante et ses combats légendaires. Pourtant, le temps aurait dû lui faire signe de raccrocher les gants bien avant. Depuis plus de trente ans, la saga semble se répéter sans jamais vraiment se renouveler, au grand dam des puristes.
Dragon Ball aurait dû s’arrêter après la saga Cell : la fin naturelle
L’apogée de Dragon Ball se trouve sans doute dans le célèbre combat contre Cell en 1993. Ce dernier acte coiffait la série d’une aura puissante : Goku se sacrifie héroïquement et transmet le flambeau à son fils Gohan, le nouveau protecteur de la Terre. Une conclusion forte, simple, et, surtout, définitive.
La Shueisha, qui publiait le manga, tirait alors les bénéfices d’un pic de popularité. Akira Toriyama lui-même était épuisé, mais ravi de son œuvre. À ce moment, la série tenait tous les codes d’un classique intemporel, prêt à être reposé avec honneur sur les étagères du shōnen.
Pourtant, la pression éditoriale et commerciale a poussé à prolonger la série, un choix qui s’est vite transformé en une sorte de réanimation forcée.
L’héritage sacrifié de Gohan au profit du marketing
Le souvenir du Kamehameha père-fils est profondément ancré dans la mémoire des fans. Mais bizarrement, après cette apogée, Gohan redevient un adolescent maladroit, tandis que Goku reprend le devant de la scène. Pourquoi ce retour en arrière ?
La vérité est que Goku, éternel héros, vend bien mieux en jouets et figurines. Toriyama a admis que ce choix répondait aux attentes du marché, pas à un souci narratif. Résultat : Gohan devenu professeur devient un simple accessoire, sacrifié sur l’autel du merchandising.
C’est triste à dire, mais la narration a clairement été mise en veilleuse pour faire tourner la boutique.
Les transformations à gogo : un indicateur d’épuisement créatif
Le Super Saiyan, apparu en 1991, symbolisait une explosion d’émotions et de puissance. Mais depuis, chaque nouvelle couleur de cheveux, chaque transformation, arrive plus vite que la précédente. Le « Ultra Instinct » a à peine le temps de nous épater que débarque déjà sa version encore plus « ultime ».
Cette course aux nouvelles formes ressemble plus à un catalogue de skins façon jeu vidéo qu’à un véritable saut artistique. Même Freezer, à l’origine grand antagoniste, a été recyclé avec mille versions, y compris une couleur dorée clinquante qui fait plus vendeur qu’ennemi redoutable.
On finit par retrouver cette saga tragique de la créativité limitée derrière une multiplication de gadgets visuels.
La nostalgie, une usine à produits dérivés
Aux conventions manga de 2024, les stands débordaient de clés USB en forme de dragon ou de mugs à l’effigie des Super Saiyan Blue. L’enthousiasme laisse place à un commerce frénétique qui étouffe parfois la magie de la saga.
L’arc récent Dragon Ball Daima illustre bien ce phénomène : chaque nouvel arc fait défiler un méchant plus menaçant, une transformation plus dressée sur le papier, une tonne de jouets à écouler. Une boucle répétitive difficile à ignorer.
On se croirait presque dans un effort acharné pour faire fonctionner une grosse machine à cash plutôt que pour raconter une histoire.
Pourquoi persister en 2025 dessert la légende
Ironie cruelle, la disparition d’Akira Toriyama en 2024 aurait pu offrir un final majestueux à Dragon Ball. Pas du tout ! La Toei a déjà annoncé un nouveau film pour 2026, avec toujours les mêmes ingrédients : tournois interunivers et climax artificiels montés en épingle.
À ce stade, la série donne l’impression de courir après son propre succès, forçant la dose pour rallonger la sauce sans rebooter les idées. Chaque sortie demande toujours plus aux fans, qui finissent par s’essouffler devant une histoire qui recycle ses propres gimmicks.
Dragon Ball avait tout pour finir en beauté, en beauté, et non en mode « best of » mercantile. Continuer ainsi, c’est un peu sacrifier l’éclat de la légende pour un succès éphémère.
À 38 ans, je suis une geek assumée et passionnée. Mon univers gravite autour des comics, des dernières séries culte et de tout ce qui fait vibrer la pop culture. Sur ce blog, je vous ouvre les portes de mon ‘repaire’ pour partager mes coups de cœur, mes analyses et ma vie de collectionneuse
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